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Source : https://www.lesechos.fr/industrie-services/immobilier-btp/les-problemes-de-malfacons-des-logements-neufs-saggravent-1029564

Le « Flop 10 » des malfaçons dressé par l’Agence Qualité Construction (AQC) révèle une explosion en 2018 des problèmes de fissures et de malfaçons structurelles sur les poutres et poteaux porteurs des immeubles résidentiels récents. Le phénomène inquiète au point qu’une étude va être lancée sur le sujet.

Infiltrations, fissurations… En augmentation continue depuis dix ans, les problèmes de malfaçons des logements neufs se sont encore aggravés l’an dernier, révèle l’observatoire de l’Agence Qualité Construction (AQC). Ce dernier constitue la référence en la matière, car « nous avons une base de 500.000 dossiers sur la période 1995-2018 avec, en moyenne, 25.000 cas par an », précise la présidente de l’observatoire, Christel Ebner. Du coup, les indemnisations au titre de la garantie décennale explosent.

Déjà en 2017, les assureurs avaient versé 754 millions d’euros en assurance dommage-ouvrage contre 430 millions en 2008. L’addition devrait être encore plus salée pour 2018, au vu du rapport de l’AQC. Car il pointe un fait nouveau : la montée de malfaçons structurelles sur les poutres et les poteaux porteurs.

Qu’il s’agisse de maisons ou d’immeubles collectifs, même en béton armé, « il peut y avoir des poteaux (verticaux) et des poutres (horizontales), également en béton armé, et pas seulement des murs porteurs, explique Catherine Labat, présidente de la compagnie française des experts-construction (CFEC) et coauteur de l’édition 2018 du rapport de l’AQC. Ils supportent par exemple les planchers des appartements quand les pièces sont grandes, et de même on y recourt pour permettre l’architecture de plus en plus cubique des maisons, avec des auvents ou terrasses recouvertes d’une surface habitable au niveau supérieur », poursuit-elle.

 

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